Rédaction de contenu web, textes professionnels et privés

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samedi 29 décembre 2012

Les ronrons

hamster russe
Les ronrons de ma bestiole

Il y a des choses que je ne fais pas partout et d'autres que je peux faire n'importe où, comme tout le monde, me direz-vous ! Un avantage pour ces dernières dont bien sûr la lecture et l'écriture.

Selon l'envie ou l'humeur, j'écris sur mon bureau, dans mon bain (ça c'est dangereux), dans mon lit (là, c'est risqué parce que Morphée guette ce moment pour me kidnapper), dans ma cuisine (j'adore !)…

Alors, justement… dans ma cuisine, parlons-en !

D'abord, les rituels inévitables, voire indispensables. Le petit (ou grand) café selon le moment. Puis, si nous sommes le soir, j'allume le néon parce que la petite loupiote n'éclaire pas assez, elle est juste là pour ne pas agresser mes petites yeux fragiles le matin au lever du lit. Ben oui, on n'a plus vingt ans et même si on tente de rester jeune, la vue baisse, les yeux se fragilisent, ils n'en font donc qu'à leur tête !

Donc, j'allume le néon qui éclaire bien blanc (on se croirait en plein jour !) et je chausse mes autres yeux, les intérimaires (entendez par là, mes lunettes) devenus dans certaines situations, indispensables (jeunesse, jeunesse, rends-moi mes yeux d'antan !).

hamster russe
Je commence à couvrir les lignes des pages de mon cahier à spirale (toute une histoire, le cahier à spirale), lorsque j'entends des petits bruits. Non, pas le tic-tac de l'horloge devenu si habituel et qui nous rappelle constamment le temps qui s'évade, à force je n'y fais plus attention, j'ai encore besoin de ce temps avant qu'il ne s'enfuit définitivement.

Ces petits bruits sont plus "vivants", plus proches, là, à côté de moi. Ma petite bestiole doit être en train de rêver. Elle alterne entre ronrons (mais non, ce n'est pas un chat) et couinements. Je souris, puis continue à noircir mes pages qui donneront naissance à mon prochain roman.

Néanmoins, les petits bruits continuant, ils commencent à me déconcentrer, voire à m'inquiéter. Comme quoi, on a beau s'enfermer dans notre bulle, il y a tout de même des exceptions qui parviennent à y pénétrer.

Inquiétude...

hamster russe
C'est la première fois que j'entends ma bestiole faire de tels bruits. Peut-être est-elle en souffrance ! Je pose mon stylo, déchausse mes intérimaires et claironne pour que ma bestiole apparaisse. Pensez-vous ! Elle est camouflée dans l'une de ces deux maisons en bois et comme elle calfeutre merveilleusement bien les entrées et les petites fenêtres, pas moyen de savoir dans laquelle elle se trouve. Mais, moi, j'ai surtout besoin de me rassurer à cet instant précis !

Allez réveiller un hamster russe qui ronfle, j'vous l'dit, ce n'est pas gagné d'avance ! Je ne sais pas si d'être nommé hamster russe l'envoi à des milliers de kilomètres quand elle dort, en tout cas c'est tout une histoire pour la faire émerger !

J'insiste encore et encore (eh oui, j'suis têtue !) et voilà que son petit nez se montre timidement. Je l'appelle… la demoiselle a encore les yeux dans ses rêves, c'est évident, le voyage de retour a dû être long. Je veux juste voir si elle va bien, je lui parle donc encore.

Elle finit par sortir, pimpante, de sa cachette. Bien fait pour moi, maintenant elle veut des câlins. Je ne peux pas les lui refuser, c'est tout de même moi qui l'ait réveillée, ma bouli (ben oui, c'est son nom !).

Eh bien soit, allons-y pour une séance de câlins. Je n'écrirai plus ce soir !

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dimanche 23 décembre 2012

Choix de livres

Je vous propose un choix de livres très agréables dont j'ai réalisé des chroniques que ce soit récemment ou pas. Toutes se trouvent sur mon blog d'auteur parmi quelque 135 autres.
Ce choix ci-dessous n'est nullement classé par ordre de choix.

1) La grand-mère de Jade de Frédérique DEGHELT

Si comme moi vous avez entretenu une relation fusionnelle avec votre grand-mère, alors dès les premières pages de ce roman, vos propres émotions vont remonter à la surface de votre cœur. Mais pas seulement, elles vont envahir votre conscient de tous les sentiments que peu à peu il avait mis de côté.

Une phrase de ce roman, bien que dans un contexte différent, exprime parfaitement cette introduction : « Un grain de poussière avait suffi à réveiller le passé et le souvenir à peine convoqué reprenait une nouvelle existence, venait redonner au présent la part de ce qu’il était. » Non par l’histoire, mais par les sentiments qu’il dégage ce livre loin d’être un grain de poussière fait revivre vos souvenirs enfouit.

Lorsque Jade apprend de la bouche de son père par téléphone que ses tantes veulent mettre sa grand-mère, Mamoune, en maison de retraite médicalisée, Jade ne l’accepte pas. Elle quitte Paris dès le lendemain matin pour aller la chercher en Savoie où elle vit dans sa ferme, seule puisque veuve depuis trois ans. Jade au volant de sa voiture se pose des tonnes de questions, puis les chasse immédiatement. Elle doit ramener Mamoune avec elle, ce sera toujours mieux que la maison de retraite.

Et puis, Mamoune n’aime pas ces établissements. Jade imaginait d’avance ce que Mamoune en dirait : « Ce qui m’ennuie dans ces maisons […] c’est qu’elles sont pleines de vieux. Moi aussi, bien sur, rajouterait-elle, je ne suis plus une jeunette, mais il me semble que vivre en mélangeant les générations ça ralentit. »


2) CriminalLoft d'Armelle CARBONEL

"Waverly hills. On le dit le lieu le plus hanté des Etats Unis. Un sanatorium désaffecté de cinq étages […] converti en loft pour satisfaire les plus bas instincts de la race humaine". Dès les premières lignes de cet ouvrage, nous entrons dans le vif du sujet.

Six hommes et deux femmes, tous détenus pour meurtre, vont être isolés dans ce loft pour un jeu télé-réalité. Jeté en pâture face à des caméras 24 heures sur 24 pour satisfaire la voracité exhibitionniste des téléspectateurs : "Chaque semaine, vos votes désigneront l’un d’eux afin qu’il quitte le loft et retourne dans le couloir de la mort."

Un seul retrouvera la liberté quel qu’en soit le prix ! Le loft, la voix : "C’est tout pour le moment…", ça vous rappelle bien quelque chose sauf que le contexte est bien plus différent et va bien plus loin que celui que nous connaissons : "Désormais, notre survie dépend de nos erreurs, mais également de celles commises par les autres candidats. Ce qui nous ramène à un état primitif où la loi de la jungle s’applique pour satisfaire les désirs malsains de milliers de spectateurs."


3) Lucienne de Jean-Michel BERARDI

"Tiens, bouge pas que je t’arrange un peu la dalle ! Tu vois, ces deux vases en étain, c’est cher mais ça fait de l’usage ! Ils ont au moins deux ans et ils sont comme neufs !" C’est ainsi que commence la journée de Lucienne. Une visite à son défunt mari à qui elle raconte les potins du village : "Toujours à sa fenêtre, la mère Mouchis, à croire qu’elle compte les gens qui passent. On la mettrait dans un pré avec une clôture et des trains qui passent de temps en temps, je suis sûre que ça lui ferait une belle vie."

Quoi faire lorsqu’on n’a plus personne, ni même sa moitié et que la vie n’avance plus qu’au ralenti comme pour nous faire compter les secondes qui s’égrainent sur l’horloge du temps ? Lucienne s’occupe comme elle peut, et puis compter ces fameuses secondes sur l’horloge du temps ça ne lui ressemble pas. Pas gâteuse notre Lucienne !


4) L'énarque de Daniel GAUTHIER


Nous avions découvert Daniel GAUTHIER avec son précédent roman, qui ne manquait pas d’intérêt, "Retour à Auschwitz" il y a environ un an et demi (voir la chronique : Retour à Auschwitz).

Nous le retrouvons cette fois avec un thriller excellent qui nous emmène dans l’univers judiciaire puis carcéral. Des méandres bien sombres pour qui y est confronté.
Adrien ZIROTTI, suite à un complot, se retrouve accusé de viol. Garde à vue, détention préventive, procès, puis appel, non lieu… Ses associés en profitent pour tenter de lui prendre son entreprise de conception de jeux vidéo qu’il finira malgré tout par conserver, puis par vendre pour en monter une autre. Toujours dans les jeux vidéo.


5) Taxi pour un ange de Tony Cossu

Ce roman n’est pas une tasse de thé, ni un roman pour adolescents pubères, mais au contraire c’est une histoire tout ce qu’il y a de plus renversante. Une histoire à faire frémir dans tous les sens du terme.

Antoine Cossu dit « Tony l’anguille » est un gangster. Un vrai de vrai. Pour preuve, après maintes cavales et diverses évasions, qui lui valurent son surnom, il est actuellement en prison à la maison centrale de Saint-Maur dans l’Allier où il purge une peine de dix-huit ans. Il y a fêté ses soixante-neuf ans le onze mai dernier.

Les grands médias parlent de cet homme en des termes élogieux sans pour autant pardonner ses actes passés et ce n’est ni à eux, ni à nous de les juger. Le nouvel observateur écrit en deux mille cinq : « une sorte de Gabin indestructible, un des derniers seigneurs du grand banditisme… »


6) La patience de Mauricette de Lucien SUEL


Dans ce joli roman nous allons à la rencontre de Mauricette : "Je m’appelle Mauricette Beaussart. Je suis née à Haverskerque. C’est ma biographie. Une maladie m’a attrapée. Maladie, levez-vous ! Levez-vous !" Elle se trouve à l’hôpital d’Armentières. Elle a soixante-quinze ans et sa santé mentale dérive. On tente de la soigner mais comme beaucoup d’autres personnes âgées elle se perd : "Je suis là. J’ai du courage pour attendre […] Toutes les choses à l’intérieur pour se renverser."

Comme beaucoup d’autres, à travers ces pages on va s’attacher à elle. Les mots la rendent belle, elle est fragile. On a très envie de la serrer dans nos bras pour l’envelopper de tendresse.


7) La muette de Chahdortt DJAVANN

D’emblée il faut garder à l’esprit que « La muette » est une histoire vraie. Une histoire où nous devons avoir le cœur bien accroché, sinon il ne faut pas en ouvrir les pages. Les larmes risquent de s’écouler sur cette réalité inconcevable, invraisemblable, inimaginable. Et pourtant…

Fatemeh a quinze ans et se trouve en prison en Iran d’où elle est originaire. Elle est dans l’attente d’être pendue. Nous ne savons pas encore pourquoi, et nous ne l’imaginons pas une seule seconde. Mais la gravité est là.

C’est de sa cellule qu’elle a rempli les pages d’un cahier : Cette histoire. Elle dit dans les premières pages : «  J’écris pour que quelqu’un se souvienne de la muette et de moi, parce que mourir comme ça, sans rien, m’effraie […] Je ne demande pas à être approuvée, seulement comprise. »


8) La saga "Les Mange-Rêve", Tome 1 et 2, Tombmor 1 et 2, Le miroir du rat de Jean-Luc Le Pogam

Les Mang-Rêve, tome 1 – Le grand dérèglement

Iwan et Mélanie courent dans la nuit froide à travers les marécages. Ils sont poursuivis par la milice et leurs chiens aux aboies. Ils sont à bout de souffle et seule la lune zèbre l’immensité sombre par instants.

Leur monde est devenu celui des ténèbres où leur sont déjà interdit « le rire et le bonheur. »
Le grand-père d’Iwan lui a raconté comment tout a commencé. Il y a eu tout d’abord le grand dérèglement où les hivers se sont allongés, passant de quatre ou cinq mois à neuf mois consécutifs au moins. Neuf mois de pluie, de neige et d’un froid pouvant atteindre les moins cinquante degrés.


Les Mange-Rêve, tome 2 – La route du Nord

Dans cette Europe prisonnière d’un mur électromagnétique, mis en place par Bogdich, nous retrouvons Iwan, Mélanie et Thibault pour la suite de leurs mésaventures, accompagnée d’Yvon le grand-père d’Iwan et de Jack son fidèle ami.

Ils sont en route pour tenter de retrouver les parents d’Iwan, kidnappés et fait prisonniers, comme d’autres, par la milice des BMR, entendons bien sur Brigade des Mange-Rêve. Ses parents ont été emportés suite à leur visite à une exposition de peintures.


Tombmor 1

Tombmor1 est le troisième épisode de la saga des Mange-Rêve. Je vous avais présenté les deux premiers tomes lors de chroniques, que je vous invite à revisiter, si tant est qu’il vous faille vous remémorer le sujet pour le moins captivant.

Ce troisième volet commence par une excellente préface de Christian Décamps dont je relève un passage : "On ne peut sortir indemne de ce voyage troublant. Après coup, on a même envie de sagesse et de passion, denrées plus précieuses que l’or."


Tombmor 2

La seconde partie de ce troisième volet débute sur les chapeaux de roue.
Tout d’abord, nous découvrons ce qui s’est passé pour Yvon, Jack, Mélanie et Snow, le chien Labrador de Jack, après la chute d’Iwan et de Thibault du cataski.

Il ne leur est pas venue à l’esprit une seconde d’abandonner les deux gamins en plein désert de neige et "une douleur lancinante les rongeait. Bien sûr, ils n’avaient pu faire demi-tour après l’accident" et "ne pouvaient se résoudre à abandonner deux adolescents qui avaient tout donné pour le succès de l’expédition." On n’en espérait pas moins.


Le miroir du rat

Jean-Luc LE POGAM, si tant est qu’il faille encore le présenter, n’est autre que l’auteur de notre saga fétiche "Les Mange-Rêve". Ici, nous abordons le tome 5, intitulé "Le miroir du rat".

Juste pour nous rafraichir la mémoire, nous avions quitté nos amis Iwan, Mélanie, Thibault et les autres alors que le froid, la neige, les Mange-Rêve, les milices, les longs-Manteaux et autres BMR étaient autant de dangers qui parsemaient leur avancée.


9) Le fabuleux destin d'un cahier d'écolier de Robert AVEILLAN

Au commencement de ces pages c’est une conversation que ce livre nous adresse : "Cette page noircie n’a à priori rien de particulièrement intéressant ou pour le moins rien qui puisse justifier qu’aujourd’hui, vous soyez en train de me lire." Eh bien oui, même si rien ne le justifie comme semble le signaler le livre lui-même, rien que le titre donne très envie d’en savoir plus et de poursuivre cette lecture. Et qu’en bien même le livre s’en étonne : "J’eusse pensé qu’à la lecture de ces quelques lignes, vous m’ayez remisé, moi et mon auteur sur l’une de vos étagères !"

Eh bien non, nous ne le remiserons pas sur une quelconque étagère et encore moins oserons-nous l’utiliser pour caler le pied d’"une table, une commode ou une armoire qui serait heureuse de retrouver son équilibre d’antan."


10) Larmes rouges sur Belfast de Laurence FONTAINE

Suite à une soirée d’anniversaire pour son père, tout dérape pour Christopher. Il apprend que ce dernier n’est pas celui qu’il prétend depuis sa naissance, et cela même de sa bouche.
Une annonce qui va chambouler toute sa vie alors qu’il se prédestinait à un avenir tranquille d’avocat.

Sa mère n’ayant pas survécue à sa naissance était irlandaise. Avec "son père", ils ont connus l’époque des heures sombres de l’Irlande, les meurtres, les tueries, les bombes…

Après une violente dispute avec ce père qui n’en est finalement pas un, Christopher quitte le domicile familial : "Je ne voulais rien garder d’autre de cette vie qui puisse m’encombrer l’esprit et le corps".

Christopher veut savoir qui il est mais aussi et surtout d’où il vient : "Si l’on venait à me demander d’où je viens, je dirais que je viens d’un monde où il n’y a pas de place pour les rêves. Un monde où le principe de réalité tient lieu de vérité".



Si vous avez déjà lu ces livres ou certains d'entre eux, n'hésitez pas à donner votre avis.

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samedi 15 décembre 2012

jeudi 13 décembre 2012

Quand j'étais petite...

C'est beau l'enfance...

Il y a quelques années (chut ! Beaucoup, je vous l'accorde !), je disais «quand je serai grande». Depuis, comme tout le monde, je dis «quand j'étais petite» lorsqu'il s'agit de mon enfance ou bien «quand j'étais jeune» pour faire référence à mon adolescence ou encore «quand j'étais plus jeune» pour faire référence à cette période pas encore si lointaine où j'étais une jeune femme.
Parfois, il me plait d'essayer de me souvenir quels étaient mes désirs de petite fille quant à ma vie future à ce moment là.
Quelquefois, rien de vraiment compliqué pour me remémorer certains souhaits, mais à d'autres moments c'est presque le parcours du combattant. La mémoire est sélective et s'amuse de temps en temps à nous jouer des tours.

Quelques-uns cependant restent immuablement ancrés dans ma mémoire.

Ecrivain public
La mémoire
Le premier souvenir, celui qui demeure en tête, envers et contre tout, c'est lorsque j'avais neuf ans. Ma mère en avait vingt-neuf et je me souviens que je ne parvenais pas à admettre qu'elle puisse avoir trente ans. Pour moi, c'était presque tragique, refusant catégoriquement qu'elle avance en âge. Je répétais sans cesse qu'elle n'aurait pas trente ans. Dans mon esprit, c'était purement et simplement impossible. Je ne devais sûrement pas avoir compris le cheminement de la vie. Elle a eu trente ans, un 10 mars. Ce jour là, une profonde douleur m'a pénétrée.
Lorsqu'à mon tour j'ai franchi ce cap, la digestion fut très difficile.

Un autre grand souvenir immuable, c'est lorsque je répétais, d'aussi loin que je me souvienne, que j'aurai mon premier bébé à vingt ans. J'étais très petite et les années passant, j'avais mis de côté ces propos. Malgré cela, ma fille aînée est effectivement née deux mois et demi avant cette date anniversaire.

Ensuite, il y a des flous et des flashs. Des images rescapées alors que d'autres s'effacent, s'éraflent, se hachurent.
Comme de nombreuses petites filles, je rêvais d'une vie parfaite. Bien que les contes de fées n'existent pas, j'ai rêvé au bonheur que la vie "devait" offrir. Le plus bel exemple d'une belle vie, à mes yeux d'enfant, était celle de mes grands-parents. Un amour sans faille, une entente parfaite. Cela dit, c'était leur vie et pas forcément celle des autres. Très vite, les rêves ont sombré à la naissance de la réalité. Quels étaient les choix possible ? Vivre ou subir ! Se laisser porter ou lutter pour avancer où je voulais aller !
J'ai donc fait le choix de vivre pour avancer dans la direction que je souhaitais ardemment.

Dans le ventre de nos mères, on ne nous fournit pas le mode d'emploi de la vie avec les options possibles et les obstacles à enjamber. Là, sont les premières difficultés. Très tôt, avant même de savoir ce que je voulais, j'ai su ce que je ne voulais pas. Ma grand-mère paternelle m'avait offert une médaille sur laquelle était inscrit : "Seigneur, donnez-moi la sérénité d'accepter ce que je ne peux changer". Je dois dire que cette phrase m'avait énormément donné à réfléchir. Finalement, j'ai accepté cette prière (bien longtemps après) mais uniquement à la condition d'avoir épuisé toutes les possibilités de changement, sans succès, quels que soient les évènements.

Très tôt aussi, une citation est restée ancrée en moi pour ne plus jamais me quitter : «Ne fais pas à autrui ce que tu ne veux pas qu'on te fasse». Une évidence ? Pour certains d'entre nous, oui sans l'ombre d'un doute. Mais pour d'autres...

Néanmoins, quand je repense à mon enfance, elle est déjà si loin ! J'ai grandi comme tout le monde sans vraiment m'en rendre compte et pourtant…

Pourtant…
Ecrivain public
Quand j'étais petite...

J'ai appris tant de choses durant toutes ces années ! L'amour des miens, parfois leur colère. L'amitié des copines et leur détournement. Les leçons (pas seulement celles de l'école), la morale, le respect, la politesse… J'ai appris que la douleur avait toujours une origine et pas seulement de notre faute. L'injustice, la perte d'un être cher, une amitié anéantie, un amour brisé, la colère d'un parent et tant d'autres.

J'ai appris à aimer (trop, parfois), et là c'est parce que je suis entière, je ne sais pas faire dans la demi-mesure. Ça, j'ai oublié de l'apprendre, j'ai sûrement manqué un paragraphe de l'enfance.
Après avoir appris la colère des autres, j'ai découvert mes propres colères. Des colères qui font parfois si mal, d'ailleurs. J'ai découvert la valeur de l'autre, la douceur d'un cœur ou la dureté d'une âme. J'ai accepté certaines particularités pour en refuser d'autres.

J'ai retenu les leçons de mes parents parce que ce sont celles dans lesquelles je me retrouve le mieux, dans lesquelles je me sens en accord avec moi-même, celles qui m'ont donné des valeurs dont je si fière et que je respecte. Celles qui m'ont permise de me construire sans empiéter sur les autres.

Ce que j'ai appris également, c'est qu'on en apprend tous les jours. L'apprentissage, surtout celui de la vie, n'a pas d'âge et est ouvert à tous, sans distinction.
Mon grand-père disait : "On en apprend tous les jours et même au seuil de la vie nous apprendrons encore quelque chose". Depuis, il est parti mais je reste persuadée qu'il avait raison.

La vie est une mine sacrée, l'amour son frère aîné. J'ai appris que tout peut arriver !

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lundi 10 décembre 2012

Coup de vieux

Le petit mot-ennemi

Je vieillis, tu vieillis, il/elle vieillit, nous vieillissons, vous vieillissez, ils/elles vieillissent…
Ce petit verbe qui n'est plus notre ami au fil des années passant.

Plus le temps court, plus nous cherchons à nous éloigner de sa simple prononciation et malgré cela plus il prend de la place de manière insidieuse, ne serait-ce que physiquement.
Oh bien sûr, cela n'est pas le cas lorsqu'on a trente ans, ni même trente-cinq… mais après c'est une autre histoire !

Prenez une photographie de vous d'il y a… disons… vingt ans (on ne va pas aller trop loin, hein !). Puis, placez-vous devant un miroir. Mettez la photo face à vous, près de votre reflet. Que voyez-vous ?
A cet instant, le petit verbe qui habituellement paraît insignifiant, prend ici tout l'espace entre vous et ces deux images de vingt ans d'écart.

Quand bien même nous ne nous sentons pas vieux, notre entourage, lui, ne se gêne pas pour nous rappeler les années qui s'additionnent. Quand je dis l'entourage, ce n'est pas uniquement familial ou amical, mais également toute personne côtoyée, croisée, rencontrée…

Il y a quelques jours, alors que j'échangeais quelques mots avec mon boulanger, celui-ci me dit : "Quand je pense que je vous connais depuis plus de vingt ans !" Et toc ! Je prends l'exclamation du gentil Monsieur de plein fouet. Je mets le tout dans ma poche et mon mouchoir par-dessus.
Ecrivain public
Coup de vieux

Il y a eu aussi, un jour, un ancien collègue qui me dit : "Il faudra que tu penses bientôt à te teindre les cheveux, tu commences à avoir des cheveux blancs ! On avance en âge, mine de rien", je n'ai pas manqué de lui rétorquer qu'il y a des jeunes de trente piges, voire moins, qui sont couverts de cheveux blancs, pourtant ils sont loin d'être vieux !


Alors oui, j'ai quelques cheveux blancs ! Je n'ai jamais rien fait à mes cheveux, aucune maltraitance. Ils sont au naturel et quand bien même deviendrais-je blanche comme la neige, les teindrais-je un jour ? Peut-être ou… peut-être pas !

C'est comme ce "jeune" responsable du personnel, alors que je postulais pour un job qui me dit sans coup férir (je vous résume) :
- "Votre CV convient parfaitement (j'adore ce "parfaitement"), vous avez de grandes qualités…"
Pause ? Et là, je sens ou du moins je comprends qu'il y a un "mais" plein d'importance et même irréversible.
Et ce "jeune" responsable de continuer :
- "Mais" (ah, le voilà ! Je l'savais !), nous recherchons du personnel sur du long terme… donc un peu plus jeune."

Voiiilà, c'est là ! Cependant, je ne le mets pas dans ma poche avec mon mouchoir par-dessus cette fois-ci ! Avec toute la diplomatie et la correction dont je suis capable, je réponds :

- "Si je comprends bien, vous êtes en train de me dire que je suis trop vieille ?"
- "Euh… non, non…", ne sachant que dire de plus pour se sortir de cette bourde, sa phrase reste suspendue dans l'atmosphère tendue.
- "Mais cher Monsieur, je n'ai que 45 ans. J'estime avoir encore au moins vingt ans de travail devant moi. Alors, si vous estimez que vingt ans ce n'est pas du long terme, je ne comprends pas ! Nous ne devons pas avoir la même notion du temps !"

Puis, comme je n'avais rien à perdre, j'ai ajouté avant de mettre un terme à cet entretien qui tenait plus du canular qu'autre chose :
- "Mais dites-moi, êtes-vous certain que votre petite entreprise, elle, sera toujours debout dans vingt ans ?"

Le Monsieur, penaud, a bien tenté de bafouiller quelque chose, mais ce ne fut qu'une tentative avortée car rien ne sortait de sa bouche.
J'ai ramassé mes documents, lui ai gentiment pris mon CV qu'il tenait encore dans ses mains et avant de partir, je lui ai simplement dit :
- "D'ici une dizaine d'année, je pense que vous aurez une autre façon de raisonner ! Au revoir Monsieur !"

Et pour cause, il ne devait pas avoir plus de trente-cinq ans. Je venais de prendre une "claque" magistrale, un coup de vieux sans commune mesure lors de ce rendez-vous. Pourtant, on me donne souvent moins que mon âge réel. Aurais-je dû masquer mon âge sur mon CV ?

Ecrivain public
Vieillir
Les marques du temps se lisent sur nous, cela fait partie du parcours de la vie au même titre que bien des hommes deviennent chauves. Néanmoins, est-ce forcément nécessaire de le faire remarquer à tout bout de champs sous prétexte qu'on a dépassé la quarantaine ?

Je préfère quand ce "rappel sort de la bouche" des enfants, c'est tellement innocent, et même presque charmant qu'on ne peut pas leur en vouloir, comme par exemple :

- Quand vous parlez de Candy à votre "pré-ado" qui ne regarde que les dessins animés modernes et violents et qu’il vous demande « qui c’est ça ? »
- Quand vous écoutez les chansons qui ont fait votre adolescence et que votre gamin vous dit "oh c'est ringard ce truc".
- Quand votre gentil minot pour vous poser une question, commence sa phrase par "dis, quand t'étais jeune…"

A quarante-cinq ans, j'espère n'être qu'à la moitié de ma vie, tout en me disant que ce ne sera probablement pas suffisant pour réaliser tout ce que je souhaite accomplir parce que j'ai toujours de nouvelles idées, de nouveaux projets, de nouveaux défis…

J'aime la vie et je m'y complais malgré les coups tordus qu'elle s'amuse à mettre sur mon chemin ou encore les blessures qu'elle se targue à m'infliger comme une sale môme.
J'aime la vie et malgré les années qui s'accumulent, je me sens jeune encore et cette jeunesse on ne me la volera pas. Elle est là, à l'intérieur, sa flamme est vive.

Alors, ce petit verbe n'est certes pas mon ami (pas plus qu'à vous, je présume), néanmoins, il n'est pas non plus mon ennemi !

Vieillir est l'évolution de l'être, l'accomplissement de la maturité, le propre de la vie. Cela dit, je ne regarde pas ce que j'ai été dans le passé, non, je regarde ce que je suis pour avancer vers ce que je veux être !

Comme toujours, vous pouvez faire part de votre avis en commentaire tout en conservant respect et correction. J'apprécie de lire les différents points de vue, de les analyser pour les comprendre. Vos réactions n’intéressent.


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mercredi 5 décembre 2012

Petite pause

Le moment tranquille...

Le temps d’une petite pause dans mon activité et pour prendre quelques minutes de détente, il m’arrive de parcourir le web sur une idée quelconque ou plus précise, selon le moment.
Eh oui, même mes pauses détentes sont généralement actives, ne sachant pas rester assise à ne rien faire ne serait-ce que le temps d’un café, ayant la sensation de perdre mon temps.

Ecrivain public
31 Août
Aujourd’hui, je me suis dit : "Tiens, le temps de cette pause (café dans une main, tapotage clavier de l’autre), je vais regarder ce que dit Wikipédia sur le jour de ma naissance", soit le 31 Août. On se distrait comme on peut, avec les idées du moment, tant que ça ne fait de mal à personne !

Je fais quelques découvertes intéressantes pour certaines, amusantes pour quelques autres et sans exaltation pour les dernières. Peu importe !

Je constate que Laurence Parisot, présidente du Mouvement des entreprises de France (MEDEF), est née ce même jour, 8 ans auparavant. Serge Blanco, joueur de Rugby français, et Eric Zemmour qui lui est joueur également mais avec les mots puisqu'il est journaliste et écrivain, sont eux aussi du 31 Août mais 9 ans avant moi tout comme Richard Gere pour l’année 1949 (décidément, me sens jeune tout d’un coup !)


Vincent Delerm est également né un 31 Août, 9 ans après ma propre naissance (ça y est, je prends le coup de buis, je vieillis !)
Mais visiblement, aucune personnalité ne serait née le même jour et la même année que moi. Je lance donc une petite recherche sur Google, notre cher ami qui se démène pour nous satisfaire. Et là, je découvre sur Evène que Stéphane Carlier, écrivain français, n’est pas sur la liste de Wikipédia pour l’année 1969.

Alléluia !

Je finis tout de même par trouver quelqu'un  né comme moi le 31 Août 1967, non présent sur la liste du 31 Août mais ayant quand même une page à son nom. Il s’agit de Hervé Crès, sur Wikipédia ici : & et sur Evène ici : &

Ecrivain public
31 Août
Ce nom ne vous dit peut-être rien, je vous rassure, moi non plus ! (enfin… plus maintenant).
Cependant, d’après ce que dit Evène, Hervé Crès est le directeur de Science-Po. Néanmoins, Wikipédia ne semble pas très à jour sur ce point.
Son parcours est expliqué sur Evène, ici : &

Bon, après cela je me sens toute petite, cela dit ça ne m’empêchera pas de poursuivre ma petite vie heureuse, de continuer à aider mes gentils clients en mettant ma passion des mots à leur profit, d’écrire mes histoires et mes romans, de publier ma revue mensuelle et de tenir mon association d’aide aux auteurs.

Je ne sors certes pas de Science-Po, toutefois cela n’empêche pas que mes journées sont plus que bien remplies et que parfois j’apprécierais qu’elles comptent 48 heures au lieu de 24. Comme quoi, il n’y a pas nécessairement besoin de sortir de la "Cuisse de Jupiter"… Vous connaissez la suite !

Comme toujours, vous pouvez faire part de votre avis en commentaire tout en conservant respect et correction. J'apprécie de lire les différents points de vue, de les analyser pour les comprendre. Vos réactions n’intéressent.


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mardi 4 décembre 2012

Le « bébé » à naître

Petit stress quand tu nous tiens !

Je sens un petit stress monter tout doucement (non, non, je ne parle pas de la chanson de Bibie, même si je voudrais "arrêter les minutes supplémentaires").
Il arrive parfois que nous soyons pressés d'arriver à une date précise qui n'est autre qu'une date fatidique pour un évènement important que nous attendions depuis parfois des mois, et je dirai même avec une profonde impatience. Et lorsqu'on y est presque, à quelques jours du carillon, ça sent la déstabilisation à plein nez. Comme si Big Ben traversait la manche pour claironner plus fort à nos oreilles.

Après sept livres publiés, je devrais avoir l'habitude, me direz-vous ! Eh bien non, on ne s'habitue point mes amis, car chaque ouvrage est un «bébé» de plus pour lequel on a mis tout ce que l'on a en soi afin de lui donner naissance avec tous les atouts dont il aura besoin pour sa vie future qu'on lui souhaite bien plus longue que la nôtre, finalement.
On lui a consacré tant d'heures, de jour comme de nuit, car l'inspiration est honteusement mal élevée parfois, et parfois souvent, d'ailleurs. Mais, sans elle, le «bébé» ne prendrait pas vie, alors on lui pardonne ses écarts et ses extravagances (c'est pour la bonne cause).

On aura couvert tant et tant de pages de cahiers (à spirale pour ma part), durant des mois et des mois, lu et relu, écrit et réécrit, corrigé et annoté, modifié et ajouté où encore supprimé tant de mots, de phrases, d'éléments avant de parvenir au jet final ou presque, ce tout petit point qui indique, voire remplace le mot FIN.

Et quand bien même, il nous faut parfois se mettre soi-même un coup de pieds aux fesses pour se décider qu'il est temps d'arrêter, d'aborder la fin parce que le «bébé» est prêt.

Mais, ce n’est pas fini…

Ensuite, il y a tout un travail avec différents «acteurs», tellement importants eux aussi que sans leur présence, il n'y aurait pas de suite ; l'éditeur, la correctrice, la graphiste, l'illustratrice, etc. Ces étapes toutes aussi sérieuses les unes que les autres. Toutes ces étapes qui prennent des semaines et sont tout autant de raisons pour des échanges de mails, d'appels téléphoniques sans discontinuer que le nombre en devient impressionnant.

Et puis, il y a la couverture... Ah, la couverture ! A elle toute seule elle a une importance immense puisque c'est par elle que le lecteur sera accroché ou repoussé. Elle doit être visuelle et refléter à elle seule l'histoire ou tout au moins un élément important de celle-ci.

Et pour terminer ce parcours qui parait sans fin, il y a le passage chez l'imprimeur, le plus veinard peut-être, où l'ouvrage prend vraiment naissance dans sa forme, celle que vous lecteurs vous aurez en main. Ce moment qui pour l'instant n'appartient qu'à l'imprimeur durant quelques heures, parce que ce «bébé» c'est lui qui l'a en main le premier. C'est lui qui a la chance d'être l'élu pour le voir avant tout le monde dans sa version finale, bien avant l'auteur lui même.

Ecrivain public
Poil d'or
Tant de mois s'écoulent entre le premier mot et l'ouvrage achevé. Tant de sueur, de larmes parfois, de peur aussi de ne pas parvenir au bout (comme je l'ai dit, l'inspiration est si souvent mal élevée), peur également de ne pas parvenir à vous plaire, à vous lecteurs. Car, rien n'est jamais acquis dans la vie, il serait imbu de le penser. Tout se mérite, on n'a rien sans rien. Tout se travaille, rien ne tombe du ciel. Tout se gagne ! Non, rien n'est jamais acquis. Donc, la peur a sa part de légitimité incontestable.


L'heure du jour de la sortie officielle approche. Cinq jours ! Cinq jours, c'est ce qui me sépare encore de cet évènement où je tiendrais enfin dans mes mains mes deux derniers ouvrages. Un roman intitulé «La vie est parfois une surprise» et mon premier conte pour enfants intitulé «Poil d'or, le lapin géant».

J'ai «peur», mais j'ai hâte, finalement !

Rendez-vous le 08 décembre 2012 à partir de 19h30.
Toutes les informations sur Trinôme Editions 
ou sur Facebook évènement : http://www.facebook.com/events/131790980305317/


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lundi 3 décembre 2012

Comme des sœurs spirituelles

Les mystères de la personnalité humaine

N’avez-vous jamais ressenti une sorte de fusion entre vous et une personne se trouvant dans votre entourage, géographiquement proche ou lointaine ?
Eh bien voilà, pour les personnes à qui ça n’est jamais arrivé, méditation et réflexion vous sont proposées ici, sur ce sujet.

Il y a des personnes qui passent involontairement inaperçues et qui cherchent par tous les moyens à capter votre aura pour se rapprocher de vous, parce qu’elles vous apprécient, parce qu’à un moment elles ont été subjuguées par votre personnalité, parce que… parce que… parce que…

Et puis, il y a celles qui laissent une empreinte inattendue (là aussi tout à fait involontairement), comme un goût de "reviens-y" ! Et sans le savoir, vous avez provoqué la même sensation chez cette (ces) personne(s).
Je ne parle pas de sexe, hein ! Que ceci soit bien clair pour les âmes fougueuses. Non, comme l’indique le titre de ce propos, je pense à quelque chose de plus mental, spirituel. Une connivence. Une complicité. Une sorte de fusion de deux êtres, principalement en ce qui concerne les idées, la personnalité, les pensées, la notion des choses, etc.

Comme des sœurs spirituelles
Comme des sœurs spirituelles
Je rédige des articles sur des sujets aussi divers que variés mais toujours parce qu’à un moment donné, j’ai ressenti le besoin de le faire. Et régulièrement, une personne de mon entourage littéraire, géographiquement éloignée, en a rédigé elle aussi sur les mêmes sujets sans s’être aucunement concertées. Nos styles sont certes différents, néanmoins les idées, les opinions, etc. sont sensiblement similaires.

Surprises et plaisir lorsqu’il s’agit de quelqu’un (comme ici) que vous appréciez. Au début, on s’interroge. Comment est-il possible de se ressembler autant mentalement ?
Cependant, cette interrogation est plus grande lorsque la personne en question est une fraîche connaissance du web que vous n’avez rencontrée qu’une seule fois de visu mais qui à ce moment vous a donné l’impression de l’avoir toujours connue. Comme si, au fin fond de vous, elle existait déjà n’attendant que cette rencontre pour se révéler à votre regard, votre moi profond.

D’aussi loin que je me souvienne, j’ai toujours eu le regret de ne pas avoir eu de sœur, alors quand j’analyse cette corrélation entre cette femme et moi, cette personne qui me paraît finalement assez proche, je me dis qu’elle aurait pu être cette sœur, tout comme aurait pu l’être mon amie d’enfance pour d’autres raisons.

Lisa, c’est le L de la liberté ; celle de l’expression, celle de la vie, celle de l’action qui l’anime et ce en quoi je me retrouve. C’est le I de l’initiative ; celle d’aller vers les autres, celle de construire ne serait-ce par les mots, celles d’être et de se montrer telle qu’elle est avec franchise, naturel et honnêteté. C’est le S de la sensibilité ; celle qui ne se calcule pas, celle qui est née avec le cœur, le corps, l’âme sans l’once d’une tricherie. Et puis, c’est le A de l’amitié ; celle qui n’a pas de condition, celle qui est vraie et ne se contente pas de faux-semblant.

Je n’ai pas de sœur, cela dit si je devais m’en trouver une, elle serait donc spirituelle et se nommerait Lisa.


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